LA BATAILLE DE ROSSIGNOL

Ce combat est un épisode de la bataille de Neufchâteau. L’avant-garde de la IVe armée s’engage dans la forêt des Ardennes pour tenter de couper en deux l’armée allemande qui s’oriente vers l’ouest. La brigade coloniale pénètre dans la clairière de Rossignol mais tombe dans un traquenard.
Elle se déroula le 22 août 1914 et mit aux prises les troupes coloniales françaises et le VI.Korps allemand.
Du côté français, c'est une partie du corps d'armée colonial du Général LEFEVRE, appartenant à la 4e armée du Général Fernand de LANGLE de CARY avec la 3e division coloniale du Général de Brigade Léon RAFFENEL et le 2e régiment d’artillerie coloniale, le 3e régiment de chasseurs d'Afrique et le 6e régiment de dragons.
Du côté allemand, c'est une partie du VI.Korps du General Kurt von PRITZELWITZ de la IV.Armee du Généraloberst Albrecht von WÜRTEMBERG avec la 11e (General Richard von WEBERN) et la 12e division d'infanterie (General Martin CHALES de BEAULIEU). S'y ajoutent 2 brigades de cavalerie: la 12e et la 44e du General ainsi que la brigade d'artillerie de campagne
Au matin du 22 août, la 3e division coloniale (1e et 3e brigades) s'avançait en une seule colonne de Gérouville sur Neufchâteau, tandis que, à sa gauche, la 5e brigade suivait une route parallèle et distante de moins de 10 kilomètres, vers Suxy et Neufchâteau.
L'autre division du Corps colonial (2e division) était en réserve d'Armée et ne devait pas dépasser Jamoigne.
A droite, une division du 2e Corps marchait sur Léglise par Bellefontaine et Tintigny, ce qui l'eût conduite, vers 8 heures, à une lieue de Rossignol, que la 3e division coloniale devait atteindre vers 7 heures.
Le 22 août sera la journée la plus noire de l'histoire de France avec l'anéantissement quasi total de la 3e division coloniale et d'autres unités et ses 27.000 tués.
Fidèle à mes propos, je vous dirige vers des récits d'historiens qui relateront beaucoup mieux que moi ces combats.

© Michel CAILLET - Tous droits réservés